Bernard Clarisse, mode d’emploi

Par lui-même


"Un rituel, probablement d’origine païenne, consiste à crucifier les taupes le long des fils barbelés dans les campagnes normandes où je réside. Cette tradition pour le moins barbare a attiré très tôt mon attention.
En 1985, la bête chthonienne devient le sujet de ma peinture. Le thème est trop littéral ou allusif. Je cherche d’autres voies à explorer. Je me tourne alors du côté de Millet, des peintres de l’école de Barbizon, de Van Gogh aussi. Tous représentent des scènes de paysans : laboureurs, bêcheurs et autres médecins de la Terre. Dans le même temps, comme par un don des Dieux, je lis le chapitre consacré au fils d’Apollon : Asklépios dans les grandes divinités de la Grèce, par Pierre Lévêque et Louis Séchan (Armand Colin, 1990) et j’y trouve en outre ce passage page 327 : “Une ultime confirmation de
l’identité originelle entre Asklépios et la taupe serait fournie par la tholos d’Epidaure. On sait

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ACTUALITES
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du 16 avril au 5 juin 2016

Musée de Dieppe

PORTRAITS DE NORMANDIE


Bernard Clarisse, peintre contemporain, a entrepris de portraiturer les grands artistes et penseurs de notre génération et des siècles passés.


Le musée de Dieppe présentera les grandes figures qui ont fréquent ou habité la Normandie, eu un rapport avec elle, son histoir...


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Exposition du Mardi 24 juin au Dimanche 13 juillet 2014

Maison de Mandrin 22, rue du 4 septembre 43 100 BRIOUDE - tél. 09 62 01 44 45

Prescriptions Artistiques


Jean-Jacques FAUCHER
Maire de Brioude

Nicolas KEMPA

Maire-adjoint chargé de la jeunesse et de la Culture

ont le plaisir de vous inviter
à une rencontre autour des oeuvres de

Bernard C...


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du 2 juillet au 29 août 2015. Du mardi au samedi de 14h à 17h, Les dimanches 5 juillet et 2 août de

Chapelle de Louvencourt, Musée Lombart - 7 rue du Musée 80600 Doullens

CITATIONS


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du 1er juin au 20 juillet 2013

à l’Espace 3, 3 rue Montaigne (cour Renaissance) 24200 Sarlat la-Canéda

La lettre et l'esprit


Exposition ouverte du 1er juin au 20 juillet 2013
Entrée gratuite - Tout public - Scolaires sur rendez-vous - Renseignements au 06 83 36 97 86
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que, sous l’édifice classique, avait été conservé un labyrinthe archaïque fort mystérieux, que l’on a cherché à expliquer de tant de manières diverses et imprévues. En réalité, il s’agirait là d’une taupinière, conçue à la fois comme le tombeau et le séjour souterrain du Dieu, et l’on a même pu avancer que la révélation concernant Asklépios dieu-taupe était au centre de la religion d’Epidaure.” Dès lors, une nouvelle voie s’ouvre et, sans jeu de mots-maux faciles, je n’ai plus qu’à creuser du côté des textes de Pindare qui raconte la vie d’Asklépios, d’Hippocrate qui nous parle de maladies, des stèles avec inscriptions que tous ces malades ressuscités font dresser en l’honneur du dieu pour le remercier. Tous ces textes pour moi symbolisent la résurrection, la guérison de la peinture que l’on dit malade. Ma voie picturale est comme pour ainsi dire tracée, et elle est illustrée par plusieurs orientations distinctes mais convergentes. Cette voie constitue une part importante de mon travail : Des représentations “objectives” de la taupe, animal lié au culte du dieu grec Asklépios, constituent le parcours originel de mon travail. Un second ensemble regroupe les relectures de pièces dixneuvièmistes consacrées aux scènes paysannes (araires, bêches, binettes, etc. qui sont l’équivalent du scalpel). Une troisième série comprend des oeuvres dont le motif central (scènes paysannes ou vanités) est altéré, “moisi”, comme un clin d’oeil aux premiers travaux photographiques. Ce motif se détache sur un fond immaculé, creusé de galeries, signatures omniprésentes de mon oeuvre. Dans le quatrième ensemble s’inscrivent sur la toile des grammes hellènes empruntés à Pindare ou Hippocrate. Ce sont des sortes de stèles altérées par la bête chthonienne. Un autre ensemble consiste à intégrer des éléments architectoniques sculptés, dorés à la feuille qui semblent rejetés par les entrailles du tableau. Des plans anciens de cités dont les profondeurs recèlent des traces archéologiques sont exhibés avec minutie sur la toile, au centre, un motif sépia: une vanité, nous rappelle à notre mémoire. Enfin, des portraits anonymes et/ou connus sont figurés. Ils sont nommés dans une échancrure qui voudrait les soigner des maux de l’humanité avec quelque mot dûment choisi: incurable, mégalomane ..."